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2 septembre 2026
WASHINGTON — La mort signalée de Luo Chuanmei dans une prison du Xinjiang, suivie d’informations selon lesquelles sa famille n’aurait été avertie qu’après la crémation de son corps, soulève des questions qui exigent la publication des dossiers médicaux et carcéraux ainsi qu’un examen indépendant crédible.
Mais le danger ne s’arrête pas aux frontières de la Chine. Il y a plus de vingt ans, l’affaire du Dr Wang Bingzhang constituait déjà un avertissement.
Wang Bingzhang : un avertissement resté sans réponse
En juin 2002, Wang Bingzhang a disparu au Vietnam avec Zhang Qi et Yue Wu. Les autorités chinoises ont ensuite affirmé que les trois avaient été enlevés contre rançon puis secourus par la police chinoise. Après leur libération, Zhang Qi et Yue Wu ont allégué qu’ils avaient été enlevés au Vietnam par des agents chinois et transportés de force en Chine. La Commission exécutive du Congrès sur la Chine a consigné ces allégations. Wang a ensuite été jugé à huis clos et condamné à la prison à vie en février 2003 ; le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a par la suite conclu que sa détention était arbitraire.
La question demeure : comment un militant démocrate chinois de premier plan a-t-il pu disparaître depuis un autre État souverain, réapparaître sous la garde des autorités chinoises, être condamné à perpétuité après un procès fermé, puis disparaître largement de l’attention internationale ?
La répression intérieure et l’intimidation à l’étranger relèvent du même problème
À l’intérieur de la Chine, l’absence de responsabilité peut prendre la forme de détentions secrètes, poursuites politiques, restrictions de l’accès aux avocats, conditions carcérales opaques ou décès en détention. À l’étranger, elle peut prendre la forme de surveillance, menaces contre les familles, coercition, harcèlement, pression sur les diasporas et autres formes de répression transnationale. Les allégations crédibles d’enlèvement transfrontalier doivent être examinées.
« Le monde ne devrait pas attendre qu’un autre dissident disparaisse au-delà d’une frontière avant de prendre cette menace au sérieux. Protéger ceux qui parlent au nom de la démocratie et des droits humains fait partie de la défense de la souveraineté et de la liberté des sociétés démocratiques elles-mêmes. »
Free China Movement appelle à la transparence sur la mort signalée de Luo Chuanmei, à une action internationale renouvelée pour la libération de Wang Bingzhang, à un réexamen des circonstances de sa disparition au Vietnam et à des mécanismes coordonnés pour protéger dissidents, journalistes, chercheurs et défenseurs des droits contre la répression transnationale.
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