Heures « 996 » en Chine continentale, travail forcé et interdiction européenne des produits : ce que le droit exige réellement

ACTUALITÉ + ÉDITORIAL | 5 septembre 2026 | P5-EVT-2026-0904-18

Les autorités juridiques de Chine continentale reconnaissent depuis longtemps qu’un horaire « 996 » — de 9 h à 21 h, six jours par semaine — peut violer les limites légales relatives aux heures supplémentaires. Mais des heures excessives ou illégales ne constituent pas automatiquement du travail forcé au regard des normes internationales. Le travail forcé suppose un travail imposé sous la menace d’une peine et sans véritable consentement.

Le règlement de l’Union européenne sur l’interdiction des produits issus du travail forcé établit une interdiction fondée sur les produits et deviendra pleinement applicable en décembre 2027. Son application dépend de preuves reliant le travail forcé à des produits et à des chaînes d’approvisionnement. Il ne s’agit pas d’un mécanisme général permettant de déposer auprès de l’UE une plainte pour chaque litige relatif aux heures supplémentaires.

Éditorial Free China

La protection des travailleurs exige à la fois des catégories juridiques précises et une mise en œuvre effective. Les autorités de Chine continentale devraient faire respecter les limites d’heures supplémentaires, protéger les travailleurs contre les représailles et permettre le signalement indépendant des abus. Les entreprises et importateurs devraient examiner la coercition, les frais de recrutement, la confiscation de documents, les menaces, la retenue de salaires et l’impossibilité de quitter l’emploi — et non seulement le nombre d’heures travaillées — lorsqu’ils évaluent le risque de travail forcé.

Références juridiques : règlement (UE) 2024/3015 ; normes de l’OIT sur le travail forcé ; règles et documents judiciaires et administratifs de Chine continentale concernant les heures supplémentaires.

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