Anthropic affirme que des acteurs liés à la Chine continentale ont utilisé Claude pour la surveillance et la répression transnationale

12 septembre 2026. Le rapport de renseignement sur les menaces publié en septembre par Anthropic indique que l’entreprise a identifié et interrompu plusieurs opérations dans lesquelles des acteurs situés en Chine continentale ou évalués comme liés à des organismes étatiques de Chine continentale utilisaient Claude pour soutenir la surveillance, le profilage politique et la répression transnationale.

Anthropic décrit notamment un groupe associé à des organes locaux de sécurité publique et de sécurité d’État qui aurait utilisé Claude pour des activités dites de « maintien de la stabilité », y compris la préparation de rapports sur des dissidents à l’étranger, des figures démocratiques de Hong Kong, des organisateurs de commémorations du 4 juin, des organisations ouïghoures et des institutions de défense des droits humains.

L’entreprise décrit aussi une autre opération basée en Chine continentale qui produisait des notes au format gouvernemental classant des dissidents, des minorités ethniques et communautés de diaspora, des organisations religieuses, des responsables politiques de la République de Chine à Taiwan, ainsi que des militants syndicaux et étudiants et des médias étrangers.

Anthropic indique également qu’une opération de renseignement sur les affaires religieuses ciblait des communautés catholiques, bouddhistes tibétaines, Falun Gong et chrétiennes de Taiwan. Les comptes concernés ont été interdits et des indicateurs ont été partagés, lorsque cela était approprié, avec les autorités ou des partenaires du secteur.

Reuters a rapporté le 11 septembre que le rapport plus large couvrait aussi des tentatives d’abus liées aux cyberopérations, à la recherche sur les armes, aux opérations d’influence, à la fraude et à la distillation illicite de modèles.

Limites de l’attribution

Ces conclusions sont des évaluations de renseignement sur les menaces d’Anthropic, et non des décisions judiciaires. Le niveau de confiance de l’attribution varie selon les groupes; certaines activités sont évaluées comme le travail de sous-traitants pour des clients liés au gouvernement plutôt que comme une opération directement menée par un organe d’État. Le rapport public n’établit pas non plus que chaque cible identifiée a effectivement subi un préjudice.

Sources