Cinquante ans après la mort de Mao, la mémoire de la Révolution culturelle reste contestée

9 septembre 2026 — Cinquante ans après la mort de Mao Zedong, la Chine continentale a connu des commémorations publiques tandis que le débat sur la violence politique et les persécutions de son règne demeure non résolu.

Reuters a rappelé que Mao est mort le 9 septembre 1976, à l’âge de 82 ans, et que cet anniversaire a ravivé l’attention portée à la Révolution culturelle, la vaste campagne politique qu’il lança en 1966. Cette campagne a désorganisé les institutions, interrompu l’éducation et la vie économique et soumis de nombreuses personnes à la violence, à l’humiliation et à la persécution.

Un avis officiel de la municipalité de Pékin a indiqué que le mausolée de Mao Zedong prolongeait ses heures d’ouverture et que les réservations étaient complètes. Cette commémoration publique coexiste avec le jugement historique du Parti communiste lui-même selon lequel la Révolution culturelle fut une grave erreur dont Mao portait la responsabilité principale.

Le Parti continue néanmoins de traiter Mao comme un dirigeant fondateur. Sa résolution historique de 2021 reconnaît qu’il a lancé et dirigé la Révolution culturelle tout en maintenant la pensée Mao Zedong parmi les fondements idéologiques du parti.

Cet anniversaire soulève donc une question plus large : comment un État reconnaît-il les persécutions politiques, préserve-t-il les archives et permet-il aux victimes et à leurs familles de raconter ce qui s’est passé ?

Sources