Atteint d’un cancer avancé, le pasteur John Cao dit rester interdit de sortie de Chine après avoir purgé sa peine

John Cao affirme à RFA qu’il ne peut toujours pas obtenir de passeport ni rejoindre sa famille aux États-Unis plus de deux ans après sa libération. Il dit avoir reçu en avril un diagnostic de cancer avancé de la prostate.

Mise à jour du 22 septembre 2026

Dans un entretien publié le 22 septembre par ChinaAid, Cao a déclaré que son cancer de la prostate de stade 4 s’était propagé aux os et à la colonne vertébrale et qu’il avait suivi une chimiothérapie et une radiothérapie. ChinaAid rapporte qu’il vit à Changsha avec sa mère âgée de 90 ans et que des chrétiens l’aident à couvrir ses frais médicaux. Son épouse et ses deux fils adultes vivent en Caroline du Nord, et Cao a déclaré n’avoir jamais rencontré son petit-fils âgé d’un an.

Cao a déclaré avoir présenté cinq demandes de passeport, dont la plus récente la semaine précédente, sans obtenir de réponse claire sur la durée de l’interdiction de sortie, qu’il a qualifiée d’« impasse ». ChinaAid et d’autres groupes de défense de la liberté religieuse appelaient le président Donald Trump à évoquer son cas avec Xi Jinping lors de la visite prévue à Washington le 24 septembre; ChinaAid indique que des dizaines de milliers de personnes ont signé des pétitions en faveur de la réunification familiale.

Pourquoi c’est important

L’affaire pose la question des restrictions de déplacement après l’exécution d’une peine, de la liberté religieuse, de l’unité familiale et du traitement humanitaire.

Éditorial Free China

Une peine purgée doit mettre fin à la sanction. Toute restriction ultérieure à la liberté de mouvement doit avoir une base juridique claire, une durée définie et une voie de recours. Si son état le permet, Cao devrait pouvoir rejoindre sa famille et choisir ses soins.