La Chambre des communes du Canada adopte le projet de loi C-219 : les « prisonniers de conscience » et la répression transnationale inscrits dans la loi sur les sanctions

Le 8 octobre 2026, la Chambre des communes du Canada a adopté en troisième lecture le projet de loi d’initiative parlementaire C-219 — une réforme des sanctions qui inscrirait les définitions de « prisonnier de conscience » et de « répression transnationale » dans le droit canadien. Le projet de loi est maintenant soumis au Sénat. Statut de vérification : FAIT VÉRIFIÉ — confirmé par le dossier LEGISinfo du Parlement du Canada (« tel qu’adopté par la Chambre des communes, le 8 octobre 2026 ») et l’annonce du parrain du 9 octobre 2026.

Ce que le projet de loi ferait

Le C-219, déposé par le ministre fantôme conservateur de la Défense nationale James Bezan, modifie trois lois canadiennes :

  • La Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement — imposant des obligations au ministre des Affaires étrangères en matière de droits de la personne à l’échelle internationale, de prisonniers de conscience et de défenseurs des droits de la personne;
  • La Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus (la loi de Sergueï Magnitski) — faisant de la répression transnationale une catégorie sanctionnable, exigeant que les décrets et règlements de sanctions soient déposés devant chaque chambre du Parlement, et alourdissant les peines prévues par la Loi;
  • La Loi sur les mesures économiques spéciales — rebaptisée « Loi sur les sanctions mondiales et les mesures économiques spéciales (Loi de Sergueï Magnitski nº 2) ».

Le projet de loi établit également des délais pour la confiscation des avoirs gelés en vertu de sanctions, afin que les victimes de violations graves des droits de la personne et de corruption puissent recevoir une indemnisation. Statut de vérification : FAIT VÉRIFIÉ — d’après le résumé du projet de loi LEGISinfo du Parlement du Canada et l’annonce du Parti conservateur du Canada du 9 octobre 2026.

Soutien multipartite

Bezan a remercié ses « collègues de tous les partis pour leur soutien », ainsi que les défenseurs des droits de la personne Bill Browder, Marcus Kolga et Vladimir Kara-Murza, qui ont contribué aux travaux en comité. Le Centre Raoul Wallenberg pour les droits de l’homme, dont les experts ont témoigné en faveur du projet de loi devant le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, a qualifié la mesure de « Magnitski 2.0 ». Statut de vérification : AFFIRMATION DE LA SOURCE — la déclaration du parrain via le communiqué du Parti conservateur; la qualification via le Centre Raoul Wallenberg.

Pourquoi c’est important pour le Mouvement pour une Chine libre

La répression transnationale — le ciblage de dissidents, de journalistes et de minorités religieuses à l’étranger par des gouvernements autoritaires — est une préoccupation centrale du Mouvement pour une Chine libre. Des acteurs liés au régime du PCC sur le continent ont utilisé la surveillance et des outils numériques contre des dissidents chinois à l’étranger, et les agents de Pékin ont harcelé des pratiquants de Falun Gong, des Ouïghours, des Tibétains, des Hongkongais et des chrétiens d’églises de maison au-delà des frontières de la Chine (Anthropic affirme que des acteurs liés au régime du PCC ont utilisé Claude à des fins de surveillance et de répression transnationale; CECC : la répression transnationale contre les femmes prend de l’ampleur). Faire de la répression transnationale une catégorie sanctionnable explicite en droit canadien donne à Ottawa un nouvel outil juridique contre les responsables et les entités à l’origine de telles persécutions.

L’appel du Mouvement pour une Chine libre

Le Mouvement pour une Chine libre salue l’adoption du projet de loi C-219 par la Chambre des communes et exhorte le Sénat du Canada à l’adopter rapidement afin qu’il reçoive la sanction royale. Nous appelons en outre Ottawa à utiliser le régime de sanctions renforcé — y compris ses nouvelles dispositions sur la répression transnationale et les prisonniers de conscience — contre les responsables du Parti communiste chinois coupables de détention arbitraire, de torture et de répression transfrontalière.

L’action du Canada s’inscrit dans un élan législatif international croissant cette semaine : la Chambre des représentants des États-Unis a également fait progresser des protections pour les communautés persécutées, notamment la Loi sur la promesse de refuge aux Hongkongais présentée le 14 octobre.

Sources


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